Passeport, voyage, vaccin antirabique.

 

La législation a été modifiée depuis le 1/01/2009 avec l’arrêté du 10/10/2008 (JO 23/10/08).

La vaccination contre la rage pour les carnivores domestiques n’est plus obligatoire lorsqu’ils voyagent en France (sauf Guyane), son obligation demeure si l’animal sort de France. Il a donc paru judicieux aux autorités compétentes de lier cette vaccination au passeport européen de l’animal. Toute vaccination antirabique doit dorénavant être certifiée sur un passeport et non plus sur le carnet de santé. Elle est valable 21 jours après l’injection et pour une durée de un an .

Il n’y a plus à vacciner contre la rage pour aller dans un camping, dans un centre de vacances, à la plage ou en exposition. En partant du principe que la France est indemne de la rage, on ne pourra plus euthanasier les chats et chiens domestiques identifiés pris en flagrant délit de vagabondage et en rupture de vaccination. Cependant, il aurait peut être été bon de maintenir l’inscription sur le carnet de santé pour ne pas démobiliser la prévention contre une maladie qui peut réapparaitre, sporadiquement certes, mais à tout moment (importations illégales d’animaux, passages de renards…). Mais tout animal introduit légalement en France doit être vacciné contre la rage.

Le passeport est délivré par un vétérinaire mandaté qui doit tenir un registre avec le numéro de passeport, le numéro d’identification de l’animal, la date de vaccination. Chaque vétérinaire est détenteur d’un certain nombre de passeports vierges dont les numéros ont été enregistrés à son nom et sous son mandat. Il lui est interdit d’en emprunter à un confrère en cas de rupture de stock. Un passeport coûte environ 10 euros. Tout passeport perdu ou volé doit faire l’objet d’une déclaration par le vétérinaire auprès la DDSV. IL faut penser à le prévenir !

 

Voyage à but non commercial (est commercial le voyage destiné une vente ou un transfert de propriété).

A partir de la France et au sein de l’Union Européenne :

Il faut l’identification (tatouage ou transpondeur, la "puce"), le passeport certifiant de la vaccination antirabique en cours de validité.

Conditions sanitaires supplémentaires pour :

La Finlande. Traitement contre l’échinococcose par du Praziquantel moins de 30 jours avant le départ et consigné dans le passeport.

L’Irlande, Le Royaume Uni, Malte, la Suède. Avoir au moins 3 mois, identification par puce électronique, titrage sérique des anticorps antirabiques en plus de la vaccination. Le titrage doit être supérieur ou égal à 0,5UI/ml et réalisé au moins 30 jours après la vaccination et 6 mois avant le voyage (titrage entre 120 et 365 jours pour la Suède !). Le résultat du titrage est valide durant toute la vie de l’animal sous réserve que la vaccination soit constamment maintenue. Ouf !!! Un traitement contre les tiques et l’échinococcose est aussi demandé entre 24 à 48 heures avant le départ, consigné par le vétérinaire dans le passeport. Le Royaume Uni et Malte exigent que le transport soit effectué par un moyen autorisé autre que l’avion ou le bateau privé ; Minou est interdit de yacht, dommage !

 

Venant de pays où la rage n’est pas maitrisée :

Vaccination et titrage des anticorps au moins 30 jours après et 3 mois avant l’arrivée dans l’UE .Ce délai de 3 mois est supprimé dans le cas d’un animal accompagnant son maitre dans un pays à risque et qui revient dans son pays d’origine de l’UE, sous entendu vaccin et titrages valides et maintenus. Les pays cités ci-dessus affichent leur particularité. Une quarantaine est imposée à moins que l’animal n’ait séjourné 7 mois en UE, en conformité avant d’entrer en Irlande, Royaume Uni et Malte, 5 mois pour la Suède.

 

 

 

Réglementation DOM-TOM (en cours)

 

Se protéger aussi

Le respect des règles ne doit pas faire oublier les règles de prudence lors des séjours à l’étranger, en zone endémique ou tout simplement près de chez soi lorsqu’on est face à un animal, chat ou chien, de provenance inconnue, à l’air inoffensif, perdu, attendrissant…et qu’on approche, caresse….S’il est porteur de rage on peut le devenir. Sans vouloir être alarmiste il faut rappeler que 150 personnes meurent chaque jour de rage dans le monde. Certaines en Europe pour avoir côtoyé un animal malade qui n’avait pas, alors, l’air de l’être. Le virus se transmet par morsure mais aussi par simple pinçon ou léchage.

 

Chaque compagnie de transport qu’elle soit ferroviaire, aérienne ou maritime impose sa réglementation et son tarif.


Voyage en train

La SNCF accepte les animaux d’un poids inférieur à 6 kg, dans un sac de dimensions maximales : 45x30x25 cm. Sinon c’est en laisse et muselé, plutôt pour les chiens !

Tarif : 5,5 euros jusqu’à 6 kg. Au-delà 50% du prix d’un billet 2e classe

Attention Eurostar interdit. Ah ! Ces anglais !

 

Voyage en bateau

Tout dépend de la compagnie. Se renseigner sur les conditions qui seront réservées à Minou lors de la traversée (voiture ou chenil).

Tarif : 0 à 50 euros

 

Voyage en avion

C’est le plus délicat ! Soute ou cabine ou jamais.

Il faut impérativement se renseigner auprès de la compagnie, bien avant le départ !
Par exemple, Air France accepte en cabine, aux pieds ou sous le siège avant du passager si l’animal est placé dans un sac fermé ou une cage (petite) et que le tout pèse moins de 6 kg. Au-dessus, il va en soute, chauffée et pressurisée, dans une caisse homologuée, qui peut être louée ou vendue par la compagnie.

Le coût du voyage en soute est plus élevé qu’en cabine. Les animaux transportés en soute sont livrés à part, ils n’arrivent pas avec les valises, enfin normalement. Ils doivent être enregistrés longtemps avant le départ, subissent l’attente, le bruit et les courants d’air sur le tarmac… Ce n’est pas une partie de plaisir sur les longs courriers. Un reportage TV de 2008 évoquait des disparitions de chats et chiens par fuite ou ouverture intempestive de cage ainsi que des décès.

L’animal est un bien meuble. On n’indemnise pas la part affective ou la valeur estimée du potentiel de Minou.

Une compagnie aérienne américaine, PetAirways, transporte les animaux de compagnie en cabine, comme tout passager dans une zone réservée avec du personnel spécialement formé. Les petits compagnons sont embarqués et débarqués à part, nourris à bord, rassurés… Le maitre resté au sol est informé par SMS ou e-mail du suivi de ce passager. Cette expérience ne couvre que certaines destinations intra USA mais c’est un concept intéressant.