Il serait dommage de reproduire ce que d’autres éleveurs ont déjà retranscrit sur leur site, qui sont mis en lien, pour référence. Chaque race a des signes et des traits de caractère particuliers. Le choix d’un chat de race doit correspondre à ce qu’on recherche, à sa propre sensibilité, à son mode de vie. L’image du Maine-Coon est liée à celle du chat le plus grand, le plus lourd, à l’air sauvage, au comportement social affirmé, doux et présent.

 

Un félin :

Ce n’est pas l’aspect lourd ou grand qui m’impressionne le plus chez le maine-coon, mais plutôt son allure, sa gestuelle, sa façon d’être, de regarder qui s’apparentent aux félins sauvages.

Par son attitude il pourrait rappeler, à ceux qui se souviennent de la série TV Daktari, le lion Clarence (mis à part sa coquetterie à l’œil !). Par exemple, on le trouve avec ses pattes pendant nonchalamment sur un support en hauteur, ou allongé en extension totale, ventre à l’air lorsqu’il dort, ronflant parfois… Il hume l’air, patauge dans l’eau avec bonheur et éclaboussures, noie ses proies (jouets et balles) dans la gamelle… Son regard est expressif et appuyé. Il observe autant qu’on l’observe. Il me rappelle un autre regard, croisé par hasard, celui d’un loup dans les Rocheuses Canadiennes. Il était devant nous, à découvert, immobile. Nous sommes restés un moment à nous observer sans crainte avec curiosité de part et d’autre. Le temps a semblé s’arrêter. Son regard profond et serein est gravé dans nos mémoires.

 

Nous sommes « tombés en amour » pour les Maine-Coons dès notre première rencontre avec une dizaine d’ adultes et autant de bébés tous particulièrement sociables. Plus tard un grand mâle américain de 10 kgs, Merlin, perché en hauteur, a posé de lui-même sa patte sur mon épaule. Sa patoune m’a parue énorme, sa pression étonnante. Son assurance m’a conquise.


 

Une fois qu’on a vécu avec un maine-coon, il est difficile de ne pas attendre d’un chat qu’il se mette à parler avec ce curieux roucoulement spécifique aux multiples nuances qui permettent de dire très sérieusement qu’on a compris ce qu’il dit. On va prendre sa douche ou son bain en sachant qu’on ne sera pas seul à en profiter, qu’on se lave les dents en regardant qui est installé dans le lavabo, qu’on repère celui qui analyse de près la recette du plat mijoté, ou celui qui est super intéressé par la perceuse ou l’épilateur électrique. C’est encore mieux que le bruit de l’aspirateur !

Le maine-coon est curieux de tout et n’a naturellement pas peur !